un article... volubile !

Publié le par anaka

Un peu long certes, mais si vous êtes curieux de mon travail artistique, tout y est...

Entretien d'anaka avec Jeanine Rivais, critique d'art

au Festival d'Art Singulier de Bézu, mai 2009.


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Jeanine Rivais : Anaka, vous avez fait hier au public, une performance sur le jeu entre votre écriture et votre peinture. Laquelle des deux prime pour vous ?


Anaka : Les deux sont associées, et l'une n'existe pas sans l'autre. Mais il me semble que ce qui prime, avant même l'écriture, et avant même la peinture, c'est la musique. C'est-à-dire, c'est le rythme qui va se créer avec l'écriture, qui va se mélanger à la couleur puisque la couleur est très importante, qui va se mélanger à la forme, ou à l'informe selon le cas, tout cela avec une sorte de rythmique interne qui, pour moi, est fondamentale. C'est vraiment le rythme de l'écriture. D'ailleurs, il n'y a jamais de virgules, ou autres ponctuations. C'est avec sa respiration et son rythme interne que l'on va pouvoir interpréter ces tableaux.

Sachant que ce qui n'est pas important, c'est de comprendre le texte. Ce qui est important, c'est que quelques mots, tout à coup, vous happent, et créent à ce moment-là votre interprétation de la peinture. Ce n'est pas didactique. Ce n'est pas écrit pour qu'on lise, c'est écrit pour que l'on puisse faire résonner la peinture d'une manière non pas intellectuelle mais émotionnelle : " intellectuelle ", ce serait interpréter le texte. Alors qu' "émotionnelle, c'est être touché par un mot ou être touché juste par un espace pictural composé d'un mot et d'une couleur. Et, à ce moment-là, interpréter soi-même sa vision.

 

JR. : A regarder vos œuvres, il me semble tout de même que la peinture ne serait qu'une toile de fond pour votre écriture ? Chaque fois, l'écriture est par-dessus…


Anaka : Pas toujours. Par exemple, dans " Les Jungles ", je me suis rendu compte qu'il était important que l'écriture interpénètre la jungle. C'est le principe d'une jungle : deux mots et deux couleurs. Donc, à ce moment-là, les traits qui composent les herbes folles des jungles, sont dessinés avant l'écriture. Puis vient l'écriture. Puis la couleur est mise. Ce qui fait que l'écriture se trouve entre deux couches à la fois du dessin et de la peinture.

Sur d'autres, la peinture est devant, formant une sorte de rideau. Pour moi, l'écriture est plus picturale que scripturale. C'est comme une dentelle.

 

JR. : Hier, je vous ai regardée travailler. Ce sont des craies, que vous utilisez ?


Anaka : Ce sont des feutres gouaches. Parce qu'il y a la densité de la couleur avec la gouache. Par contre, sur les plexis, comme j'écris plus petit, j'ai tendance à écrire en blanc. Peut-être parce que le blanc permet de révéler toujours la couleur, alors que ce n'est pas le cas du noir qui va se fondre dans le dessin. Le blanc crée toujours comme un rideau de mots qui vient descendre sur la couleur. Voilà le rapport qu'il y aurait entre les deux.

 

JR. : Je vous ai donc, hier, regardée de A à Z. Je me suis aperçue que vous écriviez quelques mots, que vous changiez de couleur, sans que ce soit forcément au bout de la même longueur d'écriture. Qu'est-ce qui détermine qu'à un moment donné, vous changiez de couleur ? Est-ce une question de rythme ? Une question d'harmonie des couleurs ?


Anaka : Le bon mot est vraiment le rythme. Si je le fais avec la musique, c'est que pour moi la musique conduit le choix ou l'intuition de la couleur. C'est-à-dire que ce texte que j'écris est préparé, écrit, réécrit. Parfois, l'inspiration vient d'autres personnes, mais je suis obligée de le remâcher, le réécrire jusqu'à ce que puisse me réinterpréter les mots. Je ne réfléchis pas à la couleur avant, quand je travaille le texte. Mais au moment où je suis sur le tableau, et surtout en performance, il me semble que le rapport couleur et texte est tout à coup fondamental. C'est peut-être que l'espace pictural intervient vraiment d'une manière volontaire, d'une manière assez dictatoriale. Il FAUT la couleur. Il n'y a pas que les mots. Et la musique induit le geste, la manière dont il coule. Parfois le rythme arrête un mot, m'oblige à prendre une couleur. Parfois, c'est le mot. Ainsi, lorsque j'écris une phrase comme : " Car sa poésie est vraie ", je suis obligée de faire sortir le mot " vraie ", parce que j'ai besoin de traduire par la couleur, l'intensité de ce que je ressens dans le mot.

 

JR. : Il est évident que cette façon obsessionnelle d'écrire vous rapproche des premiers créateurs d'Art brut. Seulement, leurs textes n'étaient pas forcément signifiants. Or, puisque vous nous avez lu un fragment de texte d'Artaud, j'en ai conclu que les vôtres étaient toujours signifiants ?


Anaka : Tout à fait.

 

JR. : Comment les choisissez-vous ?


Anaka : La plupart du temps, je les écris. Il est très rare que je les reprenne. Mais je les reprends quand il y a un thème très fort et qui me dépasse un peu. Et j'ai trouvé chez Antonin Artaud qui parle de Van Gogh dans " Les suicidés de la société ", une référence, pour moi, à l'Art singulier. Sachant que je venais dans cet espace avec d'autres artistes, j'avais besoin d'avoir une parole qui était au-delà de la mienne. Et que j'ai retrouvée dans Antonin Artaud. Les autres textes sont de la poésie. J'écris, comme vous le dites, de manière obsessionnelle, c'est-à-dire beaucoup et en permanence, et j'ai besoin de poser cette espèce de fleuve d'écriture en couleurs.

Mais j'écris aussi en langue imaginaire. En fait, je viens de l'écriture, puisque j'étais conceptrice dans une agence de publicité, bibliothécaire… Je viens du monde de l'écriture. J'ai eu une formation très littéraire. Et puis, à un moment donné, -Patrick Chamoiseau parle très bien de ce sujet, de " l'opacité du langage "- il a donc fallu que je déstructure ma langue, ou tout ce que j'avais appris de la langue, pour commencer à peindre. Cela veut dire que, peu à peu, j'ai commencé à écrire en signes hiéroglyphes qui n'existaient pas, puis en mots imaginaires, en langues imaginaires. Tout cela a complètement déstructuré la langue. Et ce n'est qu'à ce moment-là qu'est intervenue la vision picturale de l'écriture. C'est-à-dire qu'il fallait que je la dessine. Et, quand j'ai recommencé à dessiner, la langue est revenue, l'écriture est revenue.

 

JR. : Je vous ai vue écrire uniquement de la main gauche. J'avoue que moi qui ne suis pas du tout mathématicienne, je n'ai pas trop compris le fonctionnement. Et vous utilisez un morceau de plexiglas. Est-ce parce que, de votre main gauche, vous avez écrit comme les gens qui sont dyslexiques ? Ou bien, de votre main gauche, le texte était-il écrit à l'envers ?

Anaka : J'écris de la main droite. Je suis une gauchère contrariée. Et, la plupart du temps, les gauchers contrariés sont ambidextres. Ils peuvent utiliser quasiment bilatéralement leurs mains. On m'a donc forcée à écrire de la main droite, comme tout le monde devait le faire à cette époque. Je me suis aperçue que je pouvais écrire de la main gauche assez facilement. Mais encore plus facilement de la main gauche en écriture miroir, c'est-à-dire que, spontanément, je formais des lettres que l'on pouvait lire de l'autre côté du miroir. Et le fait que j'avais envie de travailler sur plexis, la transparence, etc., tout cela a été pour moi l'occasion de développer cette aptitude que j'avais. De la développer de manière calligraphique. Parce que, enfermer la peinture derrière le plexi était pour moi une nécessité. C'était très important. Alors, c'est peut-être la partie " protéger la peinture ", ou mettre une distance ? Et puis je trouve que cela donne une espèce de beauté, de précieux à la peinture, comme un glacis qui est pour moi irrésistible.

 

JR. : A propos d'un de vos tableaux, vous avez tout à l'heure, parlé de la jungle. Or, je vois une femme nue, allongée sensuellement sur un fond impossible à définir : est-ce le texte que vous avez écrit qui détermine le fond ? Ou est-ce, comme vous l'avez expliqué pour la jungle, le fond qui va déterminer votre texte ?


Anaka : Je pense que le texte détermine le fond. Maintenant que vous me posez la question, il me semble que j'ai une nécessité de thème, de thématique très importante. " Les Jungles " correspondent à mon retour du Laos où j'étais vraiment imprégnée de cette nature sauvage à un degré qui nous dépasse, qui nous envahit complètement. Et je me suis mise, au retour, à dessiner des jungles extrêmement luxuriantes. Le thème du portrait, de la femme, est récurrent. Et, là, en l'occurrence, le tableau dont vous parlez est un texte assez sensible, assez épidermique. J'avais besoin de faire un épiderme de femme extrêmement violent pour le traduire. Donc le fond, en tout cas le texte, sert bien l'image, et non pas le contraire.

Pour l'autre, ce sont des extraits d'enseignements de Gurdjieff*, c'est-à-dire des textes très didactiques. Sur le tableau, il y a cette femme qui dort devant " Les enseignements ", comme si elle les recevait dans une semi-inconscience.

 

JR. : Sur certains tableaux, comme celui que vous venez d'évoquer, on distingue très bien la femme. Sur l'autre, parlant de la Jungle, je pense que j'aurais pu trouver le thème sans que vous m'aidiez. Mais il y a des tableaux, comme celui qui est rond, où, sous la surabondance de l'écriture, son omniprésence, je n'arrive pas à déterminer le tableau que vous avez peint !


Anaka : En fait, comme il y a beaucoup d'informations, je pense qu'il faut prendre du temps. Ce qui m'intéresse, c'est que chacun va happer un morceau de la vision que je lui propose. Pour ce faire, il va être happé immédiatement par le texte, au point de ne pas pouvoir distinguer l'image. Pour d'autres, comme je vous l'ai dit, le texte va être occulté comme un rideau de dentelle. Et le spectateur ne voit que la silhouette qui se découpe.

Vous parlez du tableau rond. C'est un mandala, en fait, qui a été conçu à l'envers, et en écriture en rond, qui se déroule du centre jusqu'aux extérieurs. Il parle du principe des quatre éléments (c'est un texte que j'ai écrit, également d'après des Enseignements), et de ce que peut représenter le mandala qui est une représentation du monde. Il raconte donc les éléments eau, air, terre, feu. Quand on le regarde, on voit qu'il est coupé en quatre. Et qu'il y a l'incursion de l'eau, l'incursion de l'air… Mais évidemment, l'appréhension ne peut pas être immédiate. Je dirai qu'il y a plusieurs lectures, parce que ces tableaux sont denses.

Pour moi, il y a autre chose : ce sont comme des fenêtres. C'est ainsi que je les visualise. Et c'est pourquoi il n'y a pas non plus de cadre. Et, lorsqu'on les pose sur un mur, c'est comme si l'on ouvrait une nouvelle fenêtre sur un autre monde. Alors, cela prend du temps, d'entrer dans un autre monde !

 

JR. : Vous venez de parler longuement de votre mandala. Pourrait-on dire qu'il résume l'ensemble des thèmes que vous avez sur vos tableaux : la terre qui serait représentée par vos femmes… l'air qui serait représenté par vos arbres de la jungle, jouant sur des fonds qui ont une grande importance, etc. ? Ou est-ce mon imagination qui vous prête cette démarche ?


Anaka : Je vous l'accorde. Mais il me semble que nous sommes faits de la même manière. Nous sommes des espèces de puzzles. Et chacun est un puzzle qui représente une partie de ce que je suis. Comme des petites pièces qui s'assemblent plus ou moins bien parfois. C'est pour cela qu'il y a toute une autre partie de mon travail qui est sur petits formats, et qui est liée aussi au texte. Le texte est récurrent, la couleur est récurrente, l'émotion est récurrente. Je pense que ce sont vraiment les points communs de mon travail. C'est une peinture extrêmement émotionnelle. D'ailleurs, si je n'avais pas l'émotion de peindre, je ne le ferais pas. C'est parce que, comme le disait Rilke, il y a une nécessité absolue de produire quelque chose qui tout à coup est généré par mon émotion artistique personnelle. En fait, ce qui me touche le plus, c'est quand quelqu'un arrive et est happé par son émotion. Et il repart avec un bout de mon émotion qui est devenue universelle puisqu'elle est devenue la sienne aussi. Il s'est approprié un peu de moi, et cela est très important. Je pense donc que le mot clef, dans mon travail, est " émotion ".

 

JR. : Je remarque que vous avez cité des philosophes, des poètes, des écrivains. Mais je ne vous ai pas entendue citer un peintre. Avez-vous réellement besoin de référents littéraires. Vous sentez-vous plus écrivain sur peinture que peintre sous écriture ?


Anaka : Je me sens  peintre. Je me sens plasticienne ; En plus, le plexiglas est une matière plus qu'une toile. Je me sens peintre de l'écriture peut-être. Mais je crois que la couleur est quand même très importante dans ce travail. Il me semble que ces références-là sont un peu comme des points d'ancrages que je pourrais avoir. Comme des parents. Comme affectivement, on peut avoir des parents importants pour notre structure affective. Je dirai que pour ma structure artistique, il y a des images de penseurs qui sont fondamentales. Néanmoins, j'ai envie d'inventer ma peinture. Je vois donc beaucoup de peintres, j'aime infiniment aller à des expositions, mais je n'ai pas de références. On m'a comparée à Niki de Saint-Phalle parce que c'est très coloré, volubile, etc. Même dans un salon comme celui-ci où je vois de nombreux styles différents et où tout est singulier, je n'arrive pas à me reconnaître dans les peintures des autres, à me situer dans un courant. Je crois que j'ai juste envie de faire mon petit "ru "personnel. Alors, cela ne ressemble à personne, cela me ressemble, cela ressemble à moi.

 

JR. : Vous avez employé un mot par lequel je ne vous aurais absolument pas définie : vous dites " c'est volubile ". Je trouve au contraire que votre travail est tellement serré, tellement dense que c'est le mot " contracté " qui me serait venu plutôt que " volubile ".


Anaka : Ah bon ! Tant mieux, parce que je suis gênée parfois de me sentir volubile. Mais peut-être est-ce un sentiment intérieur, comme je suis grande, de prendre beaucoup de place. Je dis " volubile " tout en étant gênée de ce mot. Mais peut-être que la description de cette contraction me plaît plus ? On sent qu'il y a une pulsion émotionnelle très forte, comme compulsive. C'est vraiment l'expression de la nécessité que j'ai d'exprimer. Si je n'ai pas la nécessité, je ne fais rien. Je ne vais pas juste poser pour poser. C'est peut-être la raison pour laquelle ce n'est pas volubile. Que ce n'est pas compulsif " faire pour faire ". C'est compulsif par nécessité. Et pourtant, la jungle, pour moi, est volubile…

 

JR. : Peut-être. C'est la définition de la jungle. Mais pour moi, tout se passe comme si vous aviez récupéré cet espace, et que vous en ayez extrait le sens le plus strict.


Anaka : Ce serait de " l'essence de jungle " !

 

JR. : On pourrait le dire sur le ton humoristique !

Y a-t-il un sujet que vous auriez aimé aborder et que dont nous n'avons pas parlé ? Des questions que vous auriez souhaité entendre, et que je n'ai pas posées ?


Anaka : Je peux peut-être vous montrer le recueil que je viens juste d'éditer. Sous plexiglas évidemment. C'est un recueil en trois volets, intitulé " Aléatoire ". Qui est en petit format. Parce que je travaille aussi sur des petits formats qui sont la base du travail dans mon atelier de développement de la créativité. Travail que je propose aux adultes et en milieu scolaire. Il y a en fait plus de sept cents textes parmi lesquels j'en ai sélectionné un peu moins de cinquante. Des textes qui ont été écrits au jour le jour pendant trois ans.

 

JR. : Je remarque tout de même que là, l'écriture est au-dessous de la peinture. Et non plus sur la peinture. Donc, votre livre n'est pas conçu comme vos tableaux.


Anaka : En effet, pas du tout. Et puis le plexi apporte cette notion de transparence et d'accumulation des couches. En même temps, ici, il y a la volonté de créer des pavés de mots sans ponctuation, parce qu'il est très important pour moi que es gens trouvent leur rythme dans l'écriture.

Ce livre raconte en fait un aléatoire de sentiments. On revient donc toujours à la même chose, c'est-à-dire comment les émotions nous poussent parfois à l'euphorie ; et puis à redescendre vers le désespoir, et puis à retrouver la petite braise qui fait que l'on va repartir tout doucement… C'est en fait un cheminement de l'âme.

Il était en trois volets recto verso, donc j'avais besoin du côté graphique. J'aime beaucoup et le mot et la définition du leporello, qui est un dépliant. Il y a une majorité à coller, une histoire qui se continue, Il ne fallait pas les dissocier.

C'est peut-être en vous parlant que j'en viens à cette notion d'écoulement. Les mots s'écoulent, la couleur s'écoule, ici il faut que les images s'écoulent. Peut-être ai-je créé une espèce de rythme avec un écoulement. Un flux serait peut-être le mot qui définirait le mieux ma peinture.

Par ailleurs, la question que j'aurais aimé que vous me posiez est : qu'est-ce que je fais dans un festival d'Art singulier ?

 

JR. : A vrai dire, j'aurais pu poser la question à plusieurs d'entre vous, venus à ce festival, et que je n'y aurais pas trop imaginés. Ma réponse est : est-ce que vous vous y sentez bien ?


Anaka : Ce que j'apprécie, c'est le fait d'être inclassable. Je pense que c'est la définition de l'Art singulier. Même dans ma vie personnelle, et même dans ce que je suis, je me sens inclassable. Du coup, je trouve que j'ai tout à fait ma place dans un festival inclassable.


 

*Note d'Anaka : " Gurdjieff était un philosophe ésotérique de notre siècle. Dans l'une de ses autobiographies, Alejandro Jodorowski raconte sa rencontre avec la fille de Gurdjieff qui était, elle aussi, un peu ésotérique, et qui s'était mise à lui débiter les " Enseignements " de son père. C'est une page extraordinaire que j'ai récupérée parce que j'ai trouvé qu'elle était à la fois très rationnelle, très didactique, pleine d'enseignements très sérieux et en même temps pleine de folie ".


Entretien réalisé au Festival GRAND BAZ'ART A BEZU, à Bézu-Saint-Eloi, le 31 mai 2009.



 

 

 

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gazou 30/08/2009 11:02

Je viens enfin de lire, en son entier, ce long article qui me permet de mieux comprendre ta démarche...Bon dimanche Anaka !

tilk 29/08/2009 16:14

je viens de de relire et j'ai bloqué sur le rapport entre l'écrit et la peinture
c'est une chose que j'ai assimlé dans ma tête mais j'ai encore bcp de mal à le réaliser..je pense que c'est l'un des grands chantiers qui me reste à faire...
besos
tilk

Maria-D 20/08/2009 21:28

Quelle belle page... j'avais l'impression de t'entendre et non point de te lire... ta parole coule comme tu le dis de tes mots et de tes couleurs...
je suis heureuse de lire ce que je pense profondément que l'écriture, la peinture la musique fonctionnent main dans la main et que l'un ne peut pas se passer des deux autres... je ressens parfaitement cette "triangularité" ... ce mouvement à trois si harmonieux qu'il ne fait qu'UN... cet art de l'émotion résonance très fort en moi...
Une belle note Anaka.. très intéressante merci beaucoup pour "ce cheminement de l'âme"...
belle continuation à toi... je pars demain pour deux semaines environ ... à bientôt
Je t'embrasse

tilk 20/08/2009 14:14

j'ai lu avec délactation...surtout que maintenant j'ai les référances ...
besos mi Ana
tilk